lundi 20 avril 2015

"Il faut que les entreprises jouent le jeu" (@MarisolTouraine)

Avez-vous écouté Marisol Touraine, hier, sur BFM TV, interviewée par Apolline De Malherbe ? Quand on lit ce qu'elle a déclaré, on comprend mieux certains des problèmes dont souffre notre pays.
Il y avait une vérité dans ce que  Marisol Touraine a pu raconter :

En effet, dans la configuration actuelle, comme le rappelait le bloggeur le Duff (1), la situation est incertaine et bien que le pays soit à "droite", Hollande conserve toutes ses chances pour 2017. 

En revanche, la Ministre des Affaires sociales, de la Santé, et des Droits des Femmes a aussi déclaré ceci : "Il faut que les entreprises jouent le jeu", "et toutes ne remplissent pas leur part du contrat pour l'instant. Il faut les dirigeants d'entreprises "mettent les bouchées doubles" pour atteindre les objectifs du gouvernement" (2). Et là, c'est plus gênant. 

C'est plus gênant car des propos pareils ne peuvent trahir que deux attitudes : le cynisme ou l'incompétence. 
Soit Marisol Touraine ne croit pas ce qu'elle dit, et il ne s'agira finalement que d'un foutage de gueule de la traduction de la propension qu'ont les ministres (de droite comme de gauche) à prendre les français pour des idiots et des enfants incapables de supporter la vérité. 
Soit Marisol Touraine croit ce qu'elle dit, et là c'est plus grave, il s'agirait de la part d'une ministre d'une méconnaissance du réel. 

En effet, les entreprises ne sont pas la pour jouer un jeu, elles n'ont aucun contrat avec les autorités publiques et les dirigeants d'entreprises ne sont pas la pour permettre au gouvernement d'atteindre ses objectifs. 

Si vraiment des membres du gouvernement sont persuadés du contraire, c'est inquiétant. Du coup, on pourrait comprendre pourquoi ils pensent que quand ils négocient quelque chose avec le MEDEF, ils pensent négocier avec les entreprises. Mais le fait est que dans une économie libre, les syndicats patronaux ne peuvent pas être aux entrepreneurs ce que les syndicats de salariés sont à des fonctionnaires grévistes. Les entrepreneurs n'attendent de directives ni du MEDEF, ni du gouvernement.
Quand est-ce que le gouvernement comprendra que l'emploi n'est pas un but, mais un moyen des entreprises, et que par conséquent, il conviendrait d’arrêter aussi bien les "aides" que le matraquage ? 

Oui, il ne faut PAS aider les entreprises. Soit elles parviennent à survivre en faisant du profit et donc en satisfaisant leurs clients, soit elles doivent disparaître. Mais on ne voit pas très bien pourquoi (ni même comment) elles répondraient aux injonctions de Marisol Touraine ? 
Les entreprises ne recrutent pas pour le plaisir, mais parce qu'elles estiment qu'une telle action leur rapportera plus qu'elle ne leur coûtera, tout en ayant des risques limités. 
Or, l'instabilité juridique et fiscale fait partie de ses risques. 

On veut bien que Marisol Touraine ne soit pas au courant de ce genre de réalités assez basiques. Mais rien ne lui empêche de s'informer. 
Et si elle veut "aider", alors qu'elle coupe dans les "aides" (3) et autres "dispositifs de soutien".





Il n'y a qu'un environnement de stabilité juridique et fiscale, sur fond d’impôts faibles (et donc de dépense publique réduite) qui permettra de créer les conditions de possibles créations d'emplois. Rien d'autre.


(1) Le blog du Duff La victoire en trompe l'oeil 4 avril 2015
(2) BFM TV Marisol Touraine 19 avril 2015
(3) Contribuables Associés Les Enquêtes du contribuable "Le grand scandale des aides aux entreprises" (avril/mai 2015) 

dimanche 19 avril 2015

Hollande en flagrant délit de mensonge sur les valeurs communistes

Apparemment, cette après-midi, le président Hollande, socialiste, invité d'une émission de TV sur Canal +, s'est manifestement attaché à expliquer que le Front National et le Front de Gauche, ce n'est pas la même chose.
On comprend bien que le président Hollande cherche à démonter l'équivalence extrême gauche - extrême droite, puisque l'une est son alliée électorale directe. Hollande n'a t-il pas, en dépit des 100 millions de morts du communisme, rendu hommage à ses "valeurs" et à sa "culture" ?


De plus, Mélenchon, du Front de Gauche, dans le cadre du second tour de la présidentielle de 2012, a appelé à voter "contre Sarkozy", au lieu de s'abstenir, lui qui déteste Hollande.
Imagine t-on le scandale si Marine le Pen avait appelé à voter "contre Hollande" et si Sarkozy avait gagné ? N'y aurait-il pas un procès permanent en extrémisme ?

Pourquoi accepte t-on que la gauche socialiste se permette une alliance avec l'extrême gauche ? On ne peut même pas se placer sur le terrain des valeurs prétendument "humanistes" pour cela. En effet, Hollande nous dit que la différence entre le FN et le FDG, c'est que le le Parti communiste ne demandait pas de chasser les étrangers. Or, c'est faux, et un militant conservateur, Gonzague de Chantérac, a bien fait de le rappeler au président Hollande.


En effet, ce militant fait mention à l'affaire du bulldozer de Vitry (1), affaire dans laquelle une municipalité communiste, en 1980, luttait à coup de machines contre les maliens. On était très loin des discours actuels (2) mais parfaitement en ligne avec ce que le leader des communistes disait à l'époque : 



En 1981, les communistes ne pratiquaient pas le double langage : ils pensaient ce qu'ils disaient et le mettaient en oeuvre, notamment en ce qui concerne l'immigration;qu'ils percevaient comme étant un danger pour la classe ouvrière française.
Ils étaient, en ce sens, très loin de l'hypocrisie de ces maires de la gauche actuelle (Ayrault, Aubry, Hidalgo, etc ...) qui adorent les Roms dans leurs discours mais les expulsent de Nantes (3), Lille (4) ou Paris (5) dès que cela est possible. 

On comprend donc que le discours de l'extrême gauche du début des années 80 et celui d'extrême droite de la même époque était similaire. Comment le président Hollande, un homme instruit, qui plus est contemporain de cette période, peut-il être amnésique à ce point ? Ce mensonge "le Parti communiste ne demandait pas de chasser les étrangers, il avait des valeurs" est une honte !
Le comportement du PCF du début des années 80, et de tous ceux qui pensent en général que l'immigration est un problème, est en revanche cohérent avec l'idéologie malthusienne du socialisme (partage du travail denrée rare, colbertisme, etc). 

Le Président Hollande était en Suisse ce week end. Faute de comprendre les ressorts de ce petit pays anti dirigisme dont la prospérité est fondée sur la liberté et le travail, il en parle comme étant un miracle (6). Mais n'a t-il pas remarqué que chez nos voisins et amis Helvètes, le taux d'immigration est bien plus élevé que chez nous, et que le taux de chômage est plus faible ? 
En régime libérale, aussi éloigné que possible des valeurs socialistes et communistes, les immigrés s'intègrent par le travail (qualifié ou non), y compris en l'absence de salaire minimum (7) et en présence d'un code du travail aussi réduit que possible (8).

Le Président Hollande veut lutter contre les valeurs extrémistes ? Qu'il commence par dénoncer le communisme qui irrigue notre pays depuis 1944. Ses valeurs constituent bel et bien le socle du Front National de 2015. Et que le Président Hollande admette la vérité : le discours du FN en 2015 est quasi identique à celui du FDG en 2015 (9). Le PS ne se grandit pas de cette alliance avec un parti extrémiste.


(2) Parti Communiste Français L’immigration n’est pas un problème
(6) Tribune de Genève A l'EPFL, François Hollande salue le «miracle suisse» 17 avril 2015
(7) Contrepoints Pourquoi 76% des Suisses ont voté non au SMIC 20 mai 2014
(9) Gaspard Koenig, Génération Libre Le FN, parti "hard left" 23 février 2014

vendredi 17 avril 2015

1984 était finalement le projet politique de l'actuelle majorité socialiste ?

Quand on pense que Hollande a été, rappelons le quand même, élu pour "réparer" et "apaiser la France", "abîmée par 5 ans de Sarkozysme". Plus précisémment, c'était "la République et notre démocratie" qui auraient souffert (1). 

Rappelez-vous quand le PS défendait les libertés sur Internet (2) ou quand il voulait lutter contre l'extension du secret défense (3) ? 
Aujourd'hui, qu'avons nous ? N'est-ce pas le même PS qui transcrit à la virgule près le "roman" (d'anticipation) de George Orwell, 1984 ? 

Ecoutez le ministre de l'intérieur dire que la vie privée ne fait pas partie des libertés. 



Honnêtement, si de tels propos avaient été tenus par Hortefeux sous le précédent quinquennat, n'y aurait-il pas des manifs dignes de décembre 1995 pour bloquer le pays ? 

Il y a tant de choses surprenantes chez tous ces militants "de gauche", comme leur silence face au maintien des destructions de camps de Roms, la poursuite des arrestations de "sans-papiers", la persistance des bavures policières, l'incapacité à dénoncer, pour certains, le danger que recèlent toutes ces lois "anti terroristes", ou, plus anecdotiquement,leur acceptation de voir le président de la république utiliser le pavillon de la Lanterne et Air Sarko One comme si de rien n'était ? Et au delà de tout ça, où est leur rejet de l'Etat Big Brother qui vient (4) ? 

Puisque la gauche socialiste a légalement été élue, comment cela va t-il se terminer ? La blogosphère et les twittos reflètent bien toutes ces inquiétudes que l'on peut légitimement avoir ...! 


Notre pays, La France, prend une trajectoire très inquiétante (5), et les libéraux ne sont pas les seuls, loin de la, à le dire !