jeudi 31 décembre 2015

Déchéance de nationalité : victoire de l'extrême droite avec Hollande ?

Le bloggeur Hervé Torchet (1) fait une excellente analyse de la "dérive" de François Hollande, qui a commencé avec l'usage du terme, autrefois lepéniste, de français de souche (2), et qui se poursuit aujourd'hui avec le débat sur la déchéance de nationalité (3), débat qui, rappelle Daniel Cohn-Bendit, fait dire n'importe quoi au premier ministre de la république française (4). Tant pis si cet activisme gouvernemental masque l'absence de vraie stratégie contre le risque terroristee, risque qui, au passage, menace en réalité moins que les risques d'accident de la route, les coups mortels portés aux femmes battues ou les accidents domestiques.

A dire vrai, il n'y a aucune surprise à cette dérive des socialistes (5). Le socialisme n'est cohérent que dans un cadre national, même si, pour parvenir à survivre, le socialisme est bien content que l'étranger nous fasse profiter de taux d'intérêts bas, de produits low cost Made in Asia ou de travailleurs à bas coûts, rappelez-vous les travailleurs détachés du congrès du PS.

Non, il n'y a pas de surprise, car le PS nous a répété pendant des années, au sujet de Marine le Pen "tel père, telle fille". Si on accepte une telle assertion, comment Hollande, et d'autres membres du PS, peuvent-ils échapper au "tel père, tel fils" ? Le père de Hollande n'était pas qu'acquis aux idées d’extrême droite. Il les a soutenu jusqu'à se présenter à des élections. Il faut croire que son fils a retenu la leçon, et les a habillé de la robe de la technocratie énarchienne ? 

Quelque soit l'origine de cette dérive, toujours est-il qu'elle est à combattre, puisque lutter contre l'extrême droite, c'est lutter contre les gens d'extrême droite, mais aussi et surtout contre leurs idées.Peu importe que l'état d'urgence soit mis en oeuvre par Marine le Pen ou par Manuel Valls. C'est la restriction des libertés publiques qui importe, pas le commanditaire. 

Sur ce constat sombre d'une - pauvre - France au mains d'un pouvoir détestable pour encore au moins 1 an et demi, sauf miracle, bonne Saint Sylvestre !



(1) Jour pour jour Hollande ne veut que des "Français de souche" 26 décembre 2015
(5) Le Parisien Libéral La logique dérive nationaliste du Parti Socialiste 24 février 2015

mercredi 23 décembre 2015

Des dérives à l'Etat d'urgence ? Quelle surprise !

L'état d'urgence, loi d'exception décrétée après les attentats du 13 novembre, a engendré "un certain nombre de dérives", a dénoncé hier matin le Défenseur des droits Jacques Toubon sur France 2. 
Selon Jacques Toubon, "au fur et à mesure, on va s'apercevoir qu'il y a un certain nombre de cas dans lesquels les mesures de restriction de liberté qui ont été prises ont été excessives"(1)

Rappelons que l'état d'urgence est ne forme d'état d'exception qui restreint les libertés. Il « confère aux autorités civiles, dans l'aire géographique à laquelle il s'applique, des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes ». Il dessaisit la justice de certaines de ces prérogatives. Contrairement à l'état de siège, il n'implique pas les forces armées.
le ministre de l'intérieur, à Strasbourg, le 28 novembre
Source : Yahoo ! News

Autrement dit, en en plus simple, l'action de la police est simplifiée, par l'absence de nécessité de contrôle d'un juge. 


Mieux : le Conseil Constitutionnel, oui, le Conseil Constitutionnel, l'autorité qui ne se situe au sommet d'aucune hiérarchie de tribunaux, ni judiciaires ni administratifs, et qui est chargé de l'étude de la conformité à la Constitution des lois et de certains règlements dont il est saisi, vient de valider une des applications parmi les plus controversées de l'état d'urgence, les assignations à résidence de militants politiques, écologistes en l’occurrence. 
Rappelons que, parce qu'ils pouvaient représenter une menace pour la COP 21 en raison de leur opposition aux idées du gouvernement, des personnes sont donc forcées de rester chez elles et d'aller pointer au commissariat trois fois par jour. 


Mais, direz-vous, qu'est ce que tout cela peut bien faire ? Après tout, les attentats du 13 novembre ont bien existé. Il y a bien un terrorisme djihadiste contre lequel il faut lutter. Et, si les juges du Conseil Constitutionnel estiment qu'une assignation à résidence ne constitue pas «une atteinte disproportionnée» à «la liberté d’aller et de venir», ne restons-nous pas dans le cadre d'un état de droit ? 
Il y a quand même quelques problèmes liés à cette situation. 


1. La gauche socialiste et écologiste française adopte le langage de Georges W. Bush.

Le premier des problèmes, le moins grave pourrait-on dire, est lié au décalage entre  les raisons pour lesquelles Hollande a été élu président en 2012, et son positionnement politique actuel. Hollande n'a t-il pas gagné contre Sarkozy notamment parce que ce dernier, avec la Loppsi, Hadopi, l'admiration pour W. Bush ou les bavures policières, semblait être une menace pour la démocratie ? Comment, aujourd'hui, Hollande peut-il, rétrospectivement, nous expliquer que lui protège les valeurs françaises là où son prédécesseur les bafouaient ? Qui a adopté la Loi de Programmation Militaire liberticide ? La Loi Renseignement ? Qui a maintenu les extensions au secret défense crées sous Sarkozy ? Qui lance la France dans des expéditions militaires punitives ? Autrement dit, Hollande ne rend-il pas hommage à ceux dont il disait se défier (3) ?  


2. La lutte anti terroriste nous fait faire n'importe quoi. 

Depuis le 13 novembre, le plan Vigipirate, en vigueur depuis 1991, est encore renforcé, et des mesures de sécurité sont en vigueur partout sur le territoire, notamment dans les commerces ou dans les transports en commun. 
Logiquement, chacun se dit qu'"il faut bien faire quelque chose".  Mais faut-il faire des choses coûteuses et illogiques, comme l'installation de portiques de sécurité sur les quais d'accès au Thalys, dans le seul but de faire de l'affichage politique (4) ? La SNCF va dépenser 5 millions d'euros par an pour mal sécuriser les deux quais de départ du Thalys. "C'est une dépense politique inutile, imposée par Ségolène Royal, qui contrevient à l'esprit du Thalys, le train de la liberté de circuler dans la zone Schengen, et que personne, bien sûr, n’a le droit de contester", note le journaliste de BFM Business, Stéphane Soumier. 


Faut-il étendre les portiques de sécurité à... par BFMTV

Juste une question pratique : est-ce que vous pensez que les gardes, armés, de Royal, Hollande et des autres, passeront, eux, au detecteur de métal sous les portiques de sécurité ? 


3. L'état d'urgence de 3 mois, ce n'est que le début 

Le 17 novembre, on nous a dit que l'état d'urgence durerait trois mois.
Aujourd'hui, non seulement la révision constitutionnelle pourrait permettre de pérenniser cet état de fait, mais en plus, la garde des sceaux, Christiane Taubira, veut autoriser les perquisitions de nuit hors de l'état d'urgence (5). Autrement dit, le retour à la "normale", c'est à dire à la situation antérieure, ne semble pas au programme. 

Mais, qu'est ce que des portiques de sécurité ou des perquisitions de nuit peuvent faire, si on a "rien à se reprocher" ?
Admettons que les "bavures" liées aux perquisitions faites dans le cadre de l'état d'urgence n'en soient pas. Après tout, pour le moment, seuls des radicaux proches des islamistes semblent se plaindre (6).
Simplement, on sait c qu'il advient. D'abord les locaux de l'ONG controversée Baraka City, "pro palestinienne", ensuite des simples femmes voilées que les policiers, d'après leurs dires, auraient insulté et tripoté (7) (allo, les féministes de gauche, vous êtes où ?)
Ne serait-il pas temps de relire le poème de Niemoller et de se dire que, si la France n'est pas le régime national socialiste de l'Allemagne des années 30, le meilleur moyen pour que nous ne le devenions pas réside précisémemment dans la fermeté sur les principes et valeurs ?
A droite non plus, on entend rien. Pourtant on sait, depuis la Manif pour Tous, que la police n'est pas forcément l'amie de peuple (8).



Ne nous laissons pas avoir par la diversion sur la déchéance de nationalité, même s'il est un peu hallucinant que Christiane Taubira aille en discuter en Algérie avant de venir s'expliquer dans les médias nationaux. Oublions même le fait qu'il s'agit d'une mesure que le Parti Socialiste présentait comme étant d'extrême droite, il y a quelques années seulement. 
Le fait est que l'essentiel de l'état d'urgence est validé et que la France est donc devenue un régime d'exception, dans lequel la séparation des pouvoirs est devenue une référence théorique. Ne lit-on pas des nouvelles du type "le gouvernement va légiférer" ?

Oui, l’exécutif légifère au lieu d’exécuter. On se demande bien pourquoi on élit des législateurs.



Nous sommes dans la période de Noêl, et les français ont d'autres préoccupations que l'indignation contre des lois qui, de prime abord, apparaissent comme étant une réponse juste aux attentats du 13 novembre 2015. Mais, des journalistes et des juristes nous disent que les dérives sont la. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ...!




lundi 21 décembre 2015

Élections espagnoles : un #Ciudadanos à la française est-il possible ?

Un bon article d'Arnaud Dassier publié par le Point, aujourd'hui, est intitulé Élections espagnoles : un Ciudadanos à la française est-il possible ?


En effet, face à l'impasse les Républicains vs Parti Socialiste, et leurs deux Fronts, de gauche ou national, n'aurait-on pas besoin d'un rassemblement des mouvements français centristes et libéraux démocrates sous la bannière Citoyens ? 

Les résultats de Ciudadanos sont vraiment encourageants : 15% des voix aux législatives Espagnoles et 40 sièges !



Ciudadanos a été créé en Catalogne en 2005, par une poignée d'intellectuels issus de la classe moyenne. Son leader actuel, Albert Rivera, a commencé à droite, comme jeune militant du Parti populaire, et en plus, leur source d'inspiration est La Grève, la bible des libertariens, un livre écrit en 1957 par Ayn Rand, qui a connu un incroyable succès aux États-Unis et dans le monde.

De ce coté ci des Pyrénées, des personnalités comme Anne Bourdu et Aurélien Véron (Parti Libéral Démocrate), Isabelle Bordry et Denis Payre (Nous Citoyens), Jean-Christophe Fromantin (Territoires en Mouvement), Rafik Smati (Objectif France) ou Alexandre Jardin (Bleu Blanc Zèbre) pourraient être les animateurs de ce Ciudadanos à la française !

Voyons comment ces Citoyens parviendront à bosser ensemble sur un projet durant les prochaines semaines, afin de proposer une alternative à l'UMPS qui nous propose des vieux tubes vintages (Bernard Tapie à gauche ou Alain Juppé à droite). 

samedi 19 décembre 2015

Le retour de la question Corse : panique à bord

Ce "pauvre" Hollande ...
Egalement publié sur Contrepoints

A coté de la dette, des déficits et du chômage, voila un autre problème à gérer : le retour de la question corse.
Les médias n'ont pas trop insisté au début, mais ce sont bien, non pas juste les autonomistes, mais bien les nationalistes corses qui ont gagné (1).

La panique a commencé à monter quand le nouveau président de l’assemblée corse a prononcé son discours en langue corse. Enfin, quand on dit panique, on parle surtout des politiciens jacobins et des médias (2).
Parce que, quand on y réfléchit deux secondes, qu'est ce que ça peut faire si les corses veulent parler corse chez eux ?



Certains en appellent à l'article 2 de la Constitution

  • La langue de la République est le français.
  • L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
  • L'hymne national est la "Marseillaise".
  • La devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité".
  • Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple

L'indivisibilité de la République ! La Constitution ! Elle a bon dos, la Constitution, quand, au vu de l'Etat d'urgence, manifestement, on ne gouverne plus pour le peuple, mais contre le peuple. Mais si ne s'agissait que d'un problème d'interprétation des textes ...

Manuel Valls a déclaré "son attachement à la place de la Corse dans la Nation et dans la République française et sa reconnaissance de la spécificité de l'île" (3).

Comme s'il s'agissait d'un problème uniquement corse ! Mais c'est chaque région de notre pays qui est spécifique !

Encore un sujet que la campagne des régionales n'a pas abordé : pouvons-nous être un pays régionalisé au sein d'une Europe fédérale ?
Pourquoi ne pas admettre que la République française puisse être composée de plusieurs pays (ça, c'est un fait), mais aussi, peut être, de plusieurs nations ?
Et, in fine, si les Corses veulent leur indépendance, pourquoi ne pas la donner ? 
Ne serait-ce que sur le plan de l'allocation des ressources, il va bien falloir que Hollande choisisse entre Solenzara et le Mali.


(1) La Croix Régionales, une victoire « historique » des nationalistes en Corse 14 décembre 2015
(2) Le Huffington Post Ces "insultes" des nationalistes corses qui provoquent la colère sur le continent 18 décembre 2015
(3) BFM TV Corse: Valls veut un "dialogue apaisé" avec les nationalistes 19 décembre 2015





EDIT 21 décembre 2015 : evidemment, qui dit indépendance de la Corse signifierait immédiatement la fin des subventions à la Corse, nul besoin de le préciser ...!

vendredi 18 décembre 2015

A quoi servent les élections ?

Telle est la question que l'on pourrait tenter de se poser, à la vue de deux événements concomitants.

En effet, en ce vendredi 18 décembre 2015, le nouveau Conseil Régional d'Ile de France, élu dimanche dernier, prend ses quartiers dans l’hôtel de région.


Mais, au même moment, la métropole du Grand Paris se réunit, elle aussi.


Attention, ne confondez surtout pas

- conseil régional d'Ile de France
- métropole du Grand Paris
- Société du Grand Paris

La région Ile de France, c'est cet organe élu, celui que dédaigne Claude Bartolone. Il est en charge,
notamment, de faire tourner les lycées et de faire rouler les RER. Notons que, comme l'avait remarqué la Liste des Usagers de Jean-Claude Delarue, son pouvoir de décision sera d'ores et déjà sérieusement amendé par des décisions financières à long terme du STIF, signées quelques jours avant les élections régionales : 



le contrat entre le Stif et la SNCF pour la période 2016-2019 a été signé le 10 novembre 2015 par Jean-Paul Huchon !

La Métropole du Grand Paris, elle, c'est  une intercommunalité définie par la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropole. La métropole regroupera les communes de Paris, des trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et plusieurs communes de grande couronne. Que fera la Métropole du Grand Paris ? Mystère. Tout juste sait-on que la métropole "exercera des compétences qui lui sont déléguées principalement par les communes membres, mais également par l’État, la Région et le Département, dans les conditions fixées par le Code général des collectivités territoriales."
Attention, petite subtilité, il ne faut pas confondre la Métropole du Grand Paris avec le syndicat mixte d'études Paris Métropole
Paris Métropole est un syndicat mixte d’études, créé en juin 2009, qui repose sur une démarche de coopération entre plus d’une centaine de collectivités d’Île-de-France de différents échelons : communes, intercommunalités, départements, région. Etant donné qu'il s'agit d'un organe de coopération entre Paris et sa banlieue, on aurait pu croire que ça ressemblait à l'intercommunalité décrite plus haut. 


Enfin, l'établissement public de la Société du Grand Paris est, lui, pour l'essentiel chargé de concevoir et réaliser le Réseau de transport public du Grand Paris (RTGP) , alias le super métro du Grand Paris Express, de conduire les opérations d'aménagement ou de construction liées au RTGP, de porter son financement et d'organiser les relations entre la SGP et les autres acteurs concernés par le projet (RATP, STIF, SNCF, élus, etc.).


Ce qui est drôle, c'est que les étatistes de tout poil qualifient souvent le secteur privé d'anarchique et de non efficient. Mais, en ce qui concerne l'Ile de France, quand différentes instances construisent, chacune dans leur coin (mais toujours avec l'argent du contribuable), des réseaux de transports en commun, qui sont les anarchistes ? 

Le Conseil Régional est donc en concurrence avec différentes instances. Certes, cette affirmation doit être amoindrie par le fait que, comme les élus cumulent, sans parler du fait que certains sont des fonctionnaires, on trouve les mêmes personnes dans toutes ces enceintes à la fois. Mais on ne sait pas, surtout, comment les répartitions de taxes se feront exactement (1), et donc si les citoyens et contribuables auront encore un contrôle sur les dépenses. 

D'où la question : à quoi servent les élections, si des couches bien grasses du mille feuille administratif ne cessent de se superposer ? C'est la question qui n'a pas du tout été soulevée pendant la campagne des élections régionales (2). Il était plus important de parler de la race blanche et du mariage pour tous que de la possible régression démocratique (3) que pourrait constituer le Grand Paris. 



(3) Le Blog de Phil Le Grand Paris et la régression démocratique 17 décembre 2015

jeudi 17 décembre 2015

Bartolone : que dire de plus ?



Après, ces gens s'étonnent d'être pris pour des guignols !
Si la région Ile de France ne l'intéressait pas, il fallait qu'il le dise plus tôt !

mercredi 16 décembre 2015

Jeux Olympiques 2024 : et si on consultait les parisiens et les franciliens ?

On savait que les français n'avaient qu'une confiance assez limitée en leur gouvernement et en leurs politiciens. 
Maintenant, on sait aussi que les politiciens n'ont, eux, pour le coup, pas du tout confiance en le peuple français, pourtant jugé assez grand pour pouvoir voter de devoir payer toujours plus d’impôts, toujours plus de taxes. 
Un exemple : le dossier des Jeux Olympiques 2024. 

En terme de finances, il y a deux éléments à prendre en compte : le coût de la candidature, et le coût des JO lui même. La candidature seule coûte entre 60 et 100 millions d'euros. 

Le comité de candidature, voyant le succès du crowdfunding en matière de financement d'entreprises, de chanteurs ou de causes diverses et variées, avait eu la bonne idée de demander aux citoyens eux-mêmes de financer la candidature, et comptait sur la mobilisation des Français. Le comité  espérait récolter en quelques semaines une dizaine de millions d’euros de dons du grand public, notamment via la vente de bracelets «Je rêve des jeux !», et au moins autant de la part de 2024 "grands donateurs".Ce bracelet de tissu blanc, décoré de pétales bleus et rouges et portant le slogan « Je rêve des Jeux », était vendu au prix de deux euros dans les grandes surfaces et magasins spécialisés.
Un bon retour sur cette opération commerciale, en plus d'apporter des sous dans les caisses du comité, aurait constitué un bon ersatz de sondage grandeur nature. 


Or, il se trouve que l'opération est un flop. Au lieu de plusieurs dizaines de millions d'euros, le comité a récolté 629.000 euros, 6% du montant prévu (1). N'est ce pas un signe, parmi d'autres, d'une certaine réticence des parisiens et des franciliens à financer les Jeux Olympiques 2024 ? Les autres signes résident sans doute dans l'existence d'une réelle opposition politique aux JO à Paris. La presse avait mentionné, de manière assez drole, que "seuls les élus d'Europe-Ecologie et Danielle Simonnet, l'unique représentante du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon dans l'hémicycle parisien, s'opposent à la candidature de la capitale".
C'est drôle car comment peut-on présenter les opposants comme des groupuscules isolés, alors qu'ils représentent entre 10 et 15% des électeurs parisiens et que, surtout, ils sont membres de la majorité parisienne (EELV gouverne avec Hidalgo). Et comment peut-on éluder les fait qu'Anne Hidago ellle-même était plus que réticente, avant que Hollande et Valls ne lui tordent le bras ? De toutes façons, les JO 2024 à Paris ne faisaient pas partie du programme d'Anne Hidalgo. 

L'opposition politique ne s'arrête pas à l'extrême gauche et aux Verts. Il y a aussi le Delanopolis (3). Les contribuables ont donc bien de quoi s'interroger (4), autant que les amis de l'environnement. 

Nous sommes en République. Mais il parait que nous sommes aussi en démocratie, même si nous ne sommes pas entièrement sur de ce point précis, surtout après l'adoption de l'état d'urgence. En tout cas, c'est au nom de la démocratie que la France donne des leçons au monde entier, et, parfois, engage ses armées sur des opérations extérieures. 
Certes, il existe diverses formes de démocratie, et en France, la classe politique se méfie de la démocratie directe de type Suisse. Elle préfère la démocratie représentative, dans laquelle nous élisons des représentants qui s'engagent sur un programme. Quel est le point du programme de Hollande qui prévoit une dépense de plusieurs milliards d'euros pour organiser des Jeux Olympiques ? Quand est-ce que, dans son discours de politique générale, Valls a affirmé qu'il fallait que la France, déjà surendettée, poursuive sur le chemin tracé par la Grèce, avec Athènes 2004 ? 
Est-ce que la ville de Boston, ou celle de Hambourg (5), sont des principautés tyranniques et anti démocratiques ? 

En guise de consultation des contribuables et citoyens parisiens, la mairie de Paris a lancé, non pas un referendum sur l'opportunité d'organiser ou pas les Jeux Olympiques en 2024, mais un processus de collecte d'idées pour enrichir le dossier de candidature. La Mairie de Paris est d'ailleurs tellement génée par le caractère cynique de cette consultation qu'elle n'a toujours pas, au 16 décembre 2015, supprimé la ville de Hambourg de la liste des concurrentes de Paris. 


Pourquoi ne pas poser la question suivante, aux parisiens ou aux franciliens : êtes-vous pour l'organisation des Jeux Olympiques 2024 à Paris et en Ile de France ? Oui ou Non. 
Chacun présenterait les arguments allant dans le sens ou à l'encontre d'une telle décision, comme c'est d'usage en démocratie. 
Et que l'on ne nous sorte pas l'argument de la réponse à celui qui pose la question plutôt qu'à la question posée. Claude Bartolone, en dépit de l'impopularité record du gouvernement, n'a t-il pas été vainqueur en voix dans une majorité d'arrondissements, dimanche dernier à l'occasion des Régionales 2015 ? Le fait est que, c'est plutôt les politiciens qui ne tiennent pas toujours compte des réponses formulées par les électeurs, comme tous ceux qui avaient voté non au TCE en 2005 ont pu le voir. 
Et le fait est, également, que Marty Walsh (démocrate, élu maire de Boston en 2014) ou Olaf Scholz, (SPD, maire de Hambourg depuis 2011) sont au même niveau qu'Anne Hidalgo : des maires, pas des chefs d'Etat. Si la question posée est claire, et simple, il n'y a pas de raison que la réponse soit alambiquée. 

Il semble que faute de don volontaire, le gouvernement s'apprête à créer une taxe sur les licences annuelles des sportifs amateurs, en plus de la surtaxe de 10 millions d’euros sur les stades de l’euro, déjà décidée par le gouvernement. Vous courez pour votre plaisir, vous faites du foot amateur ? Vous contribuerez, de force, à la candidature de Paris 2024 ! Et ce , que vous pratiquiez le don volontaire pour d'autres causes (Téléthon, Croix Rouge, etc) ou pas ! Un peu comme si vous n'aviez pas assez d'argent pour repeindre votre maison et que, faute de dons de la part de votre famille et vos amis,vous alliez racketter vos voisins pour qu'ils contribuent à vos frais de peinture !

A la mairie de Paris de rependre la main, en reprenant la proposition d'Aurélien Véron (Parti Libéral Démocrate / Aux Urnes Citoyens (6)). 
Madame Hidalgo, soyez démocrate, organisez un referendum au sujet des JO 2024 à Paris !




On verra bien, à l'issue d'un tel scrutin, si les parisiens et les franciliens veulent vraiment dépenser entre 5 et 15 milliards d'euros pour 3 semaines de jeux Olympiques et s'ils sont prêts à ce que nous accordions au CIO le droit d'amender les lois françaises (7) en matière de sécurité ou d'écologie. 





(2) France 3 Paris Ile de France Les opposants politiques à la candidature de Paris aux JO lancent l'offensive 22 février 2015
(4) Les enquètes du Contribuable JO de Paris 2024 : à quel prix ? 28 juillet 2015

mardi 15 décembre 2015

Les #QAG qu'on entendra pas cette après-midi à l'@AssembleeNat

Incroyable classe politique, et plus encore, incroyable Manuel Valls ! A croire que le Guépard est son film préféré. Tout changer pour que rien ne change, ou l'inverse, on ne sait plus très bien. Pourtant, c'est Titanic qui devrait tourner en boucle sur les laptops des députés et ministres de notre pays. En effet, rappelons quand même, pour ne citer qu'un exemple, que les fonctionnaires français sont payés à crédit depuis le 15 septembre. 

Quand à la réponse au message que les français ont envoyé, manifestement, il n'a pas été compris. Certes, les français reprochent à Hollande ses échecs. Mais il est évident que la question identitaire devient plus qu'importante, et que, manifestement, le FN est le seul à y apporter une réponse. Cela, ça gène les Républicains, qui ne veulent pas être accusés de courir après l'extrême droite, mais aussi le PS, qui sait bien que le nationalisme est le pendant logique du socialisme. 
Mais au delà même des grands débats philosophiques, il demeure quand même un pays à gérer, et si possible à maintenir au sein du camp des démocraties (séparation des pouvoirs, respect des Droits de l'Homme, protection de l'individu). 

Alors, à l'occasion des questions au gouvernement (QAG), les députés, à défaut de demander au gouvernement s'il compte écouter les français, vont-ils au moins rappeler à l’exécutif que la République doit rester démocratique ? Vont-ils poser les questions au gouvernement suivantes ? 
  • Question au premier ministre, Manuel Valls : Monsieur le Premier Ministre,  il y a un peu plus d'un an, votre prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, avait présenté sa démission suite à la défaite du Parti Socialiste aux élections municipales. Cette fois ci, le Parti Socialiste est parti d'une quasi hégémonie au niveau de la présidence des Conseils Régionaux à un score ramené à 50% des conseils régionaux présidés. 




Question : Monsieur le Premier Ministre : allez-vous présenter votre démission ?


  • Question au Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen : Monsieur le Ministre, la situation est inquiétante. L'indice de légitimité des élus (1) est au plus bas pour la plupart des nouveaux présidents de régions. A titre d'information,  l'indice de légitimité des élus se calcule en divisant le nombre de voix obtenues au premier tour par le nombre d'inscrits sur les listes électorales. On constate notamment que le mode de scrutin, à deux tours, ne renforce pas la légitimité des élus. Or, le président Hollande avait proposé la proportionnelle. Qu'en est-il, Monsieur le Ministre, de ce projet ? Et si vous tenez absolument à conserver le principe majoritaire, pourquoi ne pas adopter le principe britannique de scrutins à un tour, le vainqueur étant celui qui est arrivé en tête ?
    Les français n'adhèrent plus, Monsieur le Ministre !







  • Question au Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : Monsieur le Ministre, les français se souviennent d'un certain "Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche", ainsi que du tweet suivant : 







  • Question à la Ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu : Madame la Ministre, on croit rêver ! Comment votre gouvernement, et vous même osez parler, de temps en temps, d'austérité (2) ? N'apprend-on pas, aujourd'hui même, que la fonction publique a continué à recruter en 2014 ? + 40 000 fonctionnaires ?  
  • Où est l'austérité, dans ce contexte ? Et comment votre gouvernement ose t-il affirmer aux français qu'il y aura une pause fiscale ? C'est strictement impossible, étant donné qu'il faudra bien payer tous ces fonctionnaires. Madame la Ministre, quand est ce que le gouvernement cessera de se moquer des contribuables ? 

  • Question au Secrétaire d'État aux Affaires européennes, Harlem Désir : Monsieur le Ministre, Guy Verhofstadt, président du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) au Parlement européen, pose la question suivante : pourquoi, tant de Français sont persuadés que l'Union européenne est une machine de guerre contre la France, le cheval de Troie du capitalisme mondialisé, une passoire ouverte à toute la misère du monde, une bureaucratie irresponsable bradant les intérêts des Etats?
    Guy Verhofstadt avance une réponse : la classe politique française, qui a signé et ratifié tous les traités européens, n'en assume aucune des conséquences, bonnes ou mauvaises (3). Monsieur le Ministre, quand est-ce que le gouvernement actuel, et plus particulièrement votre Premier Ministre, va cesser de tenir des propos que vous dénonceriez s'ils étaient tenus par des élus du Front National ("Manuel Valls appelle l’Europe à fermer sa porte aux migrants (4)") ? Quand allez-vous cesser d'accuser l'Europe de mille maux quand la France s'évertue à jouer cavalier seul la plupart du temps ? 

  • Question au Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve : Monsieur le Ministre, l'état d'urgence est accompagné de dérives intolérables. Or, votre gouvernement se félicite d'avoir su, à l'occasion des élections régionales, repousser le risque extrémiste. Veuillez excuser les français, Monsieur le Ministre, de demander à ce qu'on repousse le danger extrémiste y compris quand le gouvernement est socialiste, et non pas uniquement national socialiste. Vous vous déclarez, Monsieur le Ministre, républicain. Allez-vous également vous déclarer démocrate ?







  • Question au Ministre des Finances, Michel Sapin : Monsieur le Ministre, vous qui travaillez sur le dossier de la fraude fiscale, pouvez-vous nous donner des nouvelles de Jérome Cahuzac ? Comment va t-il ? Touche t-il toujours de l'argent public ? Avez-vous, en tant que ministre des finances, porté plainte contre lui en vous portant partie civile ? Avez-vous suggéré une comparution immédiate avec menottage en pleine nuit, défonçage de porte à coup de bélier, tutoiement et insultes ? 




  • Question au Ministre de l'emploi, Myriam El Khomri : Madame la Ministre, les français sont ravis de voir que Manuel Valls va enfin tenter de mettre en oeuvre la promesse du président Hollande, inverser la courbe du chômage. Mais fallait-il attendre que le FN atteigne ses chiffres les plus élevés pour s'atteler à la tache ? 




Les élections sont passées. Il ne se passera plus rien d'ici aux présidentielles. Enfin, plus rien, c'est une façon de parler. Dépense publique toujours plus croissante, libertés toujours plus restreintes (de la restriction de l'usage de l'argent liquide à la surveillance généralisée), sans parler de la communication Potemkine, attendez-vous à un déluge d'ici à 2017 ! A moins que, miracle, les députés décident de devenir enfin un contrepoids à l’exécutif hors de contrôle ? 






lundi 14 décembre 2015

Conseil de Paris : le retour de la politique à l'ancienne

Il était temps que la campagne des régionales 2015 se termine ! Après cette semaine grand-guignolesque, la liste de Valérie Pécresse a gagné en Ile de France, sur fond de contexte national de chiffres records pour le FN. Il faut croire que les white, les blancos, la race blanche si chère à Valls et à Bartolone (pour des raisons différentes, manifestement) n'ont pas donné de blanc-seing aux Républicains ou au Parti Socialiste et alliés d'extrême gauche. 

Ce qu'on a beaucoup entendu hier soir, à l'occasion de la soirée électorale, c'est qu'il fallait : 
  • écouter le message des français
  • faire de la politique autrement
Justement, les socialistes parisiens tiennent une occasion de faire de la politique autrement, en ce lundi matin de conseil municipal de Paris. 

Pourquoi les électeurs votent pour les politiciens ? Ne serait-ce pas pour désigner des gens en charge de la gestion de l'argent public, et de la mise en oeuvre de projets collectifs tels que l'organisation des services publics qu'affectionnent tant le PS aussi bien que les Républicains et leurs deux Front, de gauche ou national ? 
Et ces politiciens n'ont-ils pas, au minimum, un devoir de vérité en ce qui concerne l'argent public ? 
Dès lors, comment Anne Hidalgo, maire de Paris depuis 2014, après avoir la première adjointe de Bertrand Delanoë depuis 2001, ose t-elle tweeter des messages du type 


ou encore


ou enfin



Oui, vous lisez bien : la mairie (socialiste) de Paris critique la politique du gouvernement socialiste. 

Quel est le rapport entre le terrorisme et le budget 2016 ? Et en quoi relever les taxes, plutôt que baisser les dépenses, constitue un gage de sérieux budgétaire ? Enfin, Anne Hidalgo n'a t-elle pas avalisé les décisions budgétaires du gouvernement ?

Le budget 2016 n'est pas impacté par le "contexte de terrorisme". Il est marqué par les silences, les non-dit ou les impasses d'Anne Hidalgo envers quelques vérités simples.

La première de ces vérités est qu'Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë n'ont toujours pas expliqué ce qu'est devenu le milliard d'euros des parisiens. 
Comme toutes les villes, Paris lève des taxes et impôts (1), mais reçoit également des dotations de l'Etat. Or, l'Etat accusait un certain retard en matière de paiement de ces dotations, sous Sarkozy et Fillon, ce que rappelait fréquemment Hidalgo et Delanoë. 
Ce sont ces deux mêmes personnes qui, lorsque Hollande est arrivé au pouvoir, ont, de leur propre chef, décidé que  qu'ils ne demanderait pas à François Hollande de payer la dette de 1,3 milliard d'euros due à Paris par l'Etat (2) !

Il y a bien des parisiens qui ont alerté l'opinion sur le manque de sérieux d'Anne Hidalgo en matière budgétaire. Parmi ceux-ci, Danielle Simonnet (extrême gauche), rappelez-vous (3).  
Il y avait aussi Aurélien Véron, du Parti Libéral Démocrate, ou encore Serge Federbusch, du Parti des Libertés. 
Que disait Federbusch ? Que la majorité socialo-communiste parisienne est bien gentille (ou pas) mais que son budget ultra socialiste repose sur l'hypothèse un peu bancale d'une bulle immobilière sans fin, qui rapporterait toujours plus de droits de mutations. 
Quand à Aurélien Véron, il écrivait que les finances parisiennes étaient en danger (4). 

Aujourd'hui, on nous parle d'un trou de 400 millions d'euros à combler par des augmentations des frais de notaire et de la taxe sur les résidences secondaires ainsi que par des amendes accrues sur les stationnement.

Question ; faire de la politique autrement ne devrait-il pas commencer par le fait de tenir un langage de vérité et d'assumer ses responsabilités, surtout quand on a été au pouvoir depuis 2001 ? 



(1) Ville de Paris Budget 2015 de Paris 
(2) Municipales 2014 à Paris Qu'est devenu le milliard d'euros des parisiens réclamé au gouvernement ? 11 juillet 2015 
(3) Municipales 2014 à Paris Anne [#HidalGO], tu n'es pas crédible !" Par Danielle Simonnet (#PG) 19 novembre 2013
(4) Municipales 2014 à Paris @Paris, finances en danger, par @aurelien_veron (PLD) 17 décembre 2013

mercredi 2 décembre 2015

Les #QAG qu'on entendra pas cette après-midi à l'@AssembleeNat

Quand le Premier Ministre s'exprime à la radio (1), devant les français, c'est du sérieux ! Une remarque sur le FN, une autre sur Benzema, le maintien de l'objectif de croissance, et évidemment, la sécurité ...! Certes, quelques sujets mineurs comme le chômage, le ras le bol fiscal, les promesses trahies du Parti Socialiste ou les renversements diplomatiques sont éludés, mais est-ce important ?
Du coup, quelle pourra être la teneur des questions au gouvernement (QAG) sachant que 1984 semble vraiment être devenu le manuel du gouvernement ? Comment interpréter autrement le war is peace "L'état d'urgence est là pour protéger nos libertés" (2) ou la dérogation au respect de la Convention Européenne des droits de l'homme (3) ?
Sachant que les élus PS qui n'ont pas voté l'état d'urgence sont convoqués, sachant que des citoyens sont perquisitionnés du simple fait d'avoir une activité militante, sachant que nous sommes censés lutter contre les idées d'extrême droite, les députés vont-ils ramener le gouvernement à la raison (ce qui n'exclue pas la fermeté vis-a-vis de la lutte contre le djihadisme), et poser les questions au gouvernement (QAG) suivantes ? 


  • Question au premier ministre, Manuel Valls : Monsieur le Ministre, il parait que vous cherchez la taupe du gouvernement qui raconte le conseil des ministres au Canard Enchaîné (4). Pourquoi donc ? N'étiez-vous pas, il y a quelques semaines encore, favorable aux écoutes généralisées des français, avec la Loi Renseignement, par exemple ? 

  • Question au Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve : Monsieur le Ministre, selon la Ligue des Droits de l'Homme, vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée (5). C'était aussi votre position il y a quelques semaines encore.



    Pouvez-vous, Monsieur le Ministre, expliquer pourquoi vous avez changé d'avis, et ce alors qu'en janvier dernier, cette proposition était déjà sur la table. A l'occasion, les socialistes l'avaient qualifié d'extrême droite. 
  • Question à la Ministre de l'Écologie, Ségolène Royal : Madame la Ministre, la France organise la COP21, ce dont les franciliens se sont bien rendus compte, grâce aux décisions de la préfecture de police de Paris. Mais vous cherchez également à promouvoir des alternatives à l'automobile, notamment pour se rendre au travail. Dans ce contexte, comment interpréter, Madame la Ministre, le plafonnement et le caractère facultatif de l'indemnité kilométrique vélo (6) ? 

  • Question à la Ministre de l'Emploi, Myriam El Khomri : la situation de la France est préoccupante (7). En ce qui concerne l'emploi, elle est plus que tendue : +42 000 chomeurs en Octobre, quand le chômage baisse partout ailleurs, en Espagne par exemple (8). Quelle est, Madame le Ministre, le plan que le gouvernement va proposer pour enfin inverser la courbe du chômage ? 


Parions sur le fait qu'à toute question possible et imaginable, Valls répondra "lutte contre le  FN" ou bien "lutte contre le terrorisme djihadiste !"